01788 2200145 4500010001800000101000800018200007100026210004100097215004700138330137900185606002901564676000801593700002001601801002101621 a9782764622889 afre aC'est le coeur qui meurt en dernier bLIVeRécitfRobert Lalonde aMontréal(Québec)cBoréald2013 a1 vol.(164 p.)ccouv. ill. en coul.d22 cm aRobert Lalonde évoque de façon bouleversante celle qui fut sa mère, femme piégée par le destin et qui d’outre-tombe continue d’entretenir avec son fils un rapport de tendresse et de bataille. «J’émerge, essoufflé, d’un rêve où tu t’adressais à moi dans une langue inconnue. Inquiète, énervée, volubile au-delà de ton accoutumée, tu cherchais à me confier le fin mot de ton histoire, la réponse enfin à ta question lancinante – «J’ai été qui, j’ai été quoi, peux-tu me le dire?» – mais arrangée dans un charabia inintelligible, où revenaient sans finir, comme le refrain traînant d’une complainte, mes trois prénoms, chantonnés tristement, à la manière des prières que je marmonnais autrefois sans comprendre ce qu’elles voulaient dire.» «C’est moi, bien sûr, qui me pose à moi-même, en plein cœur de la nuit, la question suppliciante. C’est ma voix dans la tienne qui psalmodie Joseph, Serge, Robert, espérant que ces trois-là répondront à l’appel et articuleront à ma place une réponse claire, nette, définitive à ta grande question «à cent piastres». Quelque chose comme: «J’ai été celui qui a eu raison de t’aimer, puis raison de te haïr et de m’enfuir, raison de faire ma vie loin de toi, et finalement raison de rentrer, même s’il se fait tard.» aLittérature canadienne a843 aLalondebRobert aFRbBBc20140829