01882 2200217 4500001002100000010003300021090001100054101000800065102000700073105001800080200006300098210008400161215002400245225002900269330117800298410002901476676000801505700004801513801003901561995006401600FRBNF442331000000007 a9782253179979bbr.d5,60 EUR 93655200 afre aFR a||||z 00|a|1 aVictor Hugo vient de mourrirbLIVeromanfJudith Perrignon aPariscLibrairie générale françaisedDL 2014e45-MalesherbesgMaury impr. a1 vol. 164 pd18 cm aLe livre de pochev33458 aIl a l'air d'un roi, le fleuve. Il est là depuis toujours, rouge à force de creuser l'argile, rivière Rouge, c'est son nom. La nuit, il brille. Le jour, il est plat comme le verre et ne reflète que le ciel, les nuages et les arbres. Il semble ne pas nous voir. Nous sommes une quinzaine, nous venons ici presque chaque jour depuis deux semaines tant la chaleur semble vouloir nous punir, mais il passe, indifférent à nos enfants qui s'élancent, à leurs mères qui disent, Attention au courant, et aux vieilles, comme moi, qui se retranchent à l'ombre sur leurs sièges pliants. Rien ne trouble le fleuve. Il connaît son sort, il descend l'Amérique et s'en va se noyer dans le Mississippi puis dans la mer. Il est tout petit là-bas dans la mer, mais si grand devant nous. J'ai peur de lui. J'ai l'impression qu'il rit, qu'il rit du pont un peu plus loin qui rouille en ayant cru l'enjamber, qu'il rit de nous aussi, de nos mains et nos pieds incapables de nager, de nos sueurs froides quand passe la police, j'ai l'impression que nous sommes comme les feuilles mortes qui dans quelques mois se détacheront des arbres, poussières dans l'eau.  0tLe Livre de pochev33458 a843 313194086aPerrignonbJudithf1967-....4070 0aFRbBOUc20161222gAFNOR2intermrc bBBcBBf00418542jA80k843 PERm2021-05-25 00:00:00o0uARO